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QUEL QUE SOIT LE SONGE

Réal. : Anne Imbert

France – 2012 – 1h05

Portrait-rencontre avec la grande comédienne allemande, Hanna Schygulla.
Dans un climat d’intimité, où se succèdent des lieux évocateurs, Hanna Schygulla dévoile son univers, ses passions et révèle la nature et la puissance de ses échanges avec des cinéastes comme Rainer Werner Fassbinder, Marco Ferreri, Alexandre Sokourov, Andrzej Wajda, Ettore Scola ou Volker Schlöndorff. Le récit s’enrichit des échanges et témoignages de ses proches, comme Jean-Claude Carrière, Alicia Bustamante, Anselm Kiefer, Jean-Marie Sénia ou Fatih Akin. De Paris à Berlin, en répétitions au théâtre ou sur le tournage de ses propres courts métrages, cette vidéaste est dans une constante dynamique de travail.
Accompagné d’extraits de ses films et d’archives personnelles, le documentaire aborde une personnalité passionnante qui nous livre, pudiquement, les secrets cachés derrière ses songes.

★ En présence de la réalisatrice Anne Imbert et de Hanna Schygulla

Une lumière magnifique, une image impeccable et un cadre irréprochable. Tout cela au service d'une grande actrice.

RENCONTRE EXCEPTIONNELLE

HANNA SCHYGULLA / ADÈLE HAENEL

Débat animé par Clarisse Fabre, journaliste au Monde

Née en Pologne pendant la Seconde Guerre mondiale, Hanna Schygulla passe sa jeunesse en Allemagne. Elle y fait ses classes, apparaît au théâtre et rencontre assez tôt Rainer Werner Fassbinder. Elle devient l'une de ses muses et débute au grand écran dans L'Amour est plus froid que la mort (1969).


Elle accompagne le réalisateur pendant ses premières années derrière l'objectif. En 1978, c'est toujours Fassbinder qui lui offre l'un de ses plus grands rôles dans Le Mariage de Maria Braun, immédiatement suivi du succès Lili Marleen en 1981.


Leur collaboration engendre une vingtaine de films. Cette fidélité, n'empêche pas Hanna Schygulla de s'illustrer dès 1974 sous l'oeil de Wim Wenders dans Faux Mouvement, mais aussi Ettore Scola, Jean-Luc Godard ou encore Marco Ferreri sous la direction duquel elle obtient le Prix d'interprétation à Cannes pour L'Histoire de Piera (1983). 


Toujours visible sur les planches depuis ses débuts, notamment dans des œuvres de Bertolt Brecht, Schygulla se lance parallèlement dans la chanson et la poésie au début des années 1990. Au cours de cette décennie, elle est à l'affiche de Dead Again (1991) de Kenneth Branagh ou de Golem, l'esprit de l'exil (1991) d'Amos Gitaï. En 2000, on la retrouve dans Les Harmonies Werckmeister de Belà Tarr. En 2018, elle est à l'affiche du film français La Prière de Cédric Kahn, en compétition au Festival de Berlin 2018.

Adèle Haenel commence sa carrière par le théâtre avant d'être repérée, à l'âge de 13 ans, par le cinéaste Christophe Ruggia pour jouer dans le film Les Diables (2002). Elle revient au cinéma en 2007 dans Naissance des pieuvres, premier film de Céline Sciamma. Ce rôle lui permet d'être nominée pour la première fois aux César, dans la catégorie Meilleure espoir.


En 2011, elle fait partie du casting de L'Apollonide souvenirs de la maison close de Bertrand Bonello. En 2014, elle décroche le César du meilleur second rôle féminin pour Suzanne de Katell Quillévéré, dans lequel elle joue la sœur de Sara Forestier.


La même année, elle présente deux films à Cannes, Les Combattants, premier long remarqué de Thomas Cailley, qui repart multi-primé du festival, et L'Homme qu'on aimait trop d'André Téchiné dans lequel elle donne la réplique à Guillaume Canet et Catherine Deneuve.

 

De plus en plus sollicitée en tant qu'actrice de premier plan, elle est à l'affiche des Ogres de Léa Fehner (2016), puis incarne La Fille inconnue des frères Dardenne. En 2017, Adèle Haenel fait partie de la distribution de 120 battements par minute, qui remporte de nombreux prix dont le Grand Prix du Jury au festival de Cannes. En 2018, on la retrouve dans Un peuple et son roi de Pierre Schoeller et dans la comédie En liberté ! de Pierre Salvadori.