© Femmes en Cinéma • 2017-2019

  • Facebook App Icon
picto-email-p5.png

Lorsqu’on s’étonne du peu de films de femmes sélectionnés dans les festivals, on entend dire «  Il n’y a pas de discrimination, c’est le talent qui prime » Ah oui ? Encore faudrait il que, dans le monde, les femmes aient les mêmes chances de carrière, les mêmes budgets, la même visibilité que les garçons.

 

Toutes les études prouvent qu’à la sortie des grandes écoles de cinéma, même si elles sont paritaires, une profonde inégalité règne encore entre les filles et les garçons.

 

Comment changer cet archaïsme hérité des siècles passés ? Comment sortir les femmes de l’invisibilité où elles ont été volontairement mises ? Il suffit de lire la brochure Où sont les Femmes ? de la SACD, pour réaliser à quel point le fameux plafond de verre est un couvercle de plomb qu’il est urgent de faire sauter. Le très beau documentaire sur Alice Guy remet en lumière le fait que les pionnières ont été volontairement effacées de l’histoire du cinéma, comme l’ont été les compositrices et les autrices des livres scolaires. Le monde de la

culture devrait être exemplaire, il est loin de l’être, et les progrès restent timides.

Merci à Florence Bebon et à Sonja Jossifort de mettre en lumière les créatrices. Merci à

l’Arlequin et au Médicis d’offrir leurs écrans pour que le public puisse avoir accès à des films

qui offrent un point de vue différent sur le monde. Un point de vue au féminin pluriel.

On ne peut que souhaiter un triomphe à Femmes en Cinéma.

 

Sophie DESCHAMPS

Scénariste